Lundi 27 mars 2006
"Je ne suis pas révolutionnaire. Je ne cherche pas le blocage des cours. Je n'appartiens à aucun parti politique.
Je suis simplement une élève de Sciences Po qui estime qu'un Institut d'Etudes Politiques se doit de prendre part à la polémique qui agite actuellement la France. Non pas parce que j'aurais la prétention de penser que la voix des étudiants de Sciences Po serait supérieure à celle des étudiants des autres universités, mais parce qu'être étudiant à Sciences Po c'est avant tout s'intéresser aux débats et se forger des opinions politiques.
Et si comme la plupart d'entre vous je m'oppose fermement au CPE, j'ai choisi aujourd'hui de prendre part à mon premier grand mouvement politique en m'impliquant activement dans le comité de mobilisation contre le CPE, au lieu de rester passivement et confortablement extérieure à ce débat comme nous pourrions tous être tentés de le faire.
Si nous sommes pour la plupart d'entre-nous issus de milieux privilégiés, s'il est vrai que nous arriverons sur le marché du travail avec un diplôme reconnu, il serait faux de penser que nous, étudiants de Sciences Po, sommes à l'abris de la précarité que le CPE instaure sur le marché du travail.
Et quand bien même nous ne serions pas directement touchés, il me semble important de manifester nos opinions politiques et notre soutien aux jeunes qui seraient les premiers concernés. Face à l'intransigeance dont fait preuve ce gouvernement, mon engagement n'en est que plus fort."
Je suis simplement une élève de Sciences Po qui estime qu'un Institut d'Etudes Politiques se doit de prendre part à la polémique qui agite actuellement la France. Non pas parce que j'aurais la prétention de penser que la voix des étudiants de Sciences Po serait supérieure à celle des étudiants des autres universités, mais parce qu'être étudiant à Sciences Po c'est avant tout s'intéresser aux débats et se forger des opinions politiques.
Et si comme la plupart d'entre vous je m'oppose fermement au CPE, j'ai choisi aujourd'hui de prendre part à mon premier grand mouvement politique en m'impliquant activement dans le comité de mobilisation contre le CPE, au lieu de rester passivement et confortablement extérieure à ce débat comme nous pourrions tous être tentés de le faire.
Si nous sommes pour la plupart d'entre-nous issus de milieux privilégiés, s'il est vrai que nous arriverons sur le marché du travail avec un diplôme reconnu, il serait faux de penser que nous, étudiants de Sciences Po, sommes à l'abris de la précarité que le CPE instaure sur le marché du travail.
Et quand bien même nous ne serions pas directement touchés, il me semble important de manifester nos opinions politiques et notre soutien aux jeunes qui seraient les premiers concernés. Face à l'intransigeance dont fait preuve ce gouvernement, mon engagement n'en est que plus fort."
Par Comité de mobilisation contre le CPE - Sciences-Po
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