La salle de l'amphi Chapsal était comble (plus de 230 personnes), l'atmosphère plutôt sereine malgré les provocations du syndicat UNI. Les membres de ce dernier ont d'abord contesté le caractère démocratique de cette réunion, mais ont refusé d'être représentés à la tribune, tentant ensuite de pourrir le débat.
Débat qui a cependant eu lieu :
- avant l'Assemblée générale, pendant la conférence réunie par l'UNEF qui a expliqué devant plus de 300 étudiants le CPE sur le plan économique, social et juridique ;
- pendant l'AG en invitant chacun à venir s'exprimer devant la salle pendant 3 minutes.
Arguments pour et contre le CPE ont ainsi pu être exposés pendant plus d'une heure.
Les votes ont suivi le débat. Afin de compter au mieux et d'éviter toute contestation des votes, 6 compteurs, 3 contre le CPE, 3 pour sont montés à la tribune et ont compté les votes rang par rang.
Le premier vote concernait l'approbation d'un communiqué de presse cosigné alors par 6 IEP de province qui attendaient Paris pour le publier.
Le texte a été voté par 175 voix pour, 30 contre, 5 abstentions et 17 NPPV (ne prend pas part au vote).
Le second a concerné le principe de grève, principe qui permet aux étudiants de manifester leur opposition au CPE en se mettant en grève dans un cadre collectif, ce cadre permettant de réclamer la non prise en compte des absences auprès de la direction.
Le principe de grève a été adopté par 175 voix pour, 30 contre.
Des barrages filtrants qui ont pour but d'informer de la tenue des Assemblées Générales à l'entrée de l'IEP ont également été votés.
Enfin, le blocage de Sciences-Po a été refusé par 170 voix contre, une quinzaine pour.
Une prochaine Assemblée Générale a été programmée vendredi midi, la journée de jeudi étant consacrée à la manifestation nationale jeunesse.
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