Qui sommes nous ?

Pour nous rejoindre, pour être informé des dernières infos, une seule adresse : sciences-pocontrelecpe@hotmail.fr

 Pourquoi se mobiliser?

- parce qu'on est à Sciences Po et quoi qu'en disent certains, on n'est pas seulement là pour étudier mais surtout pour s'engager sur les questions politiques et de société. Arrêtons d'être les étudiants les plus apolitisés de France !!

- parce que quand bien même on sera diplomé de Sciences Po, la galère pour trouver un contrat solide attend la majorité d'entre nous à la sortie (cf la multiplication des stages pour les anciens)

- parce que même si on peut se sentir moins menacé que les jeunes les moins qualifiés, la solidarité et la responsabilité de chacun est de lutter contre une loi scandaleuse, économiquement non fondée, qui sous des faux semblants n'instaurera chez les jeunes en galère que plus de précarité et abolit toute égalité dans les rapports au sein de l'entreprise.

Images aléatoires

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Lundi 27 mars 2006

CONFERENCE EXCEPTIONNELLE SUR LA JEUNESSE

La dénommée « crise du CPE » a révélé les nombreuses et profondes fractures de notre société. De nouvelles inégalités intergénérationnelles apparaissent au détriment des générations les plus jeunes qui traversent une période de remise en cause de la dynamique d’ascension sociale typique des dernières décennies. Au sein de la jeunesse les inégalités sociales et spatiales n’ont pas été réduites de manière significative par la massification de l’accès à l’enseignement et la frustration prédomine chez beaucoup de jeunes de la « génération low cost » évoquée récemment par les médias.

Nous, étudiants en sociologie de l’Ecole Doctorale et membres du Comité de mobilisation des étudiants de Sciences-Po contre le CPE, avons décidé de profiter de la dynamique nationale de mobilisation contre le Contrat Première Embauche pour organiser une conférence exceptionnelle au cours de laquelle des enseignants-chercheurs de l’Observatoire Sociologique du Changement (OSC) et du Centre d’Etudes de la Vie Politique Française [CEVIPOF] interviendront sur différents thèmes pour réaliser un rapide tour d’horizon de la jeunesse française d’aujourd’hui. Alors qu’à peine six mois plus tard le mouvement étudiant vient faire écho aux « événements » de novembre des banlieues comme un symptôme de plus du malaise de la jeunesse française, nous espérons vous voir nombreux-ses en Boutmy mercredi 29 mars à 15h pour assister aux interventions de sociologues spécialistes des inégalités scolaires, urbaines et générationnelles, et débattre avec eux dans un second temps.

Nous comptons d’ores et déjà sur la présence de :

-Louis Chauvel, professeur des universités à l'IEP de Paris, OSC-FNSP/CNRS 

-Marco Oberti, maître de conférences des universités à l'IEP de Paris, OSC-FNSP/CNRS

-Edmond Préteceille, directeur de recherche OSC-FNSP/CNRS

-Vincent Tiberj, chargé de recherche au CEVIPOF

Parce que le débat sur le CPE devrait dépasser les stratégies politiciennes pré – 2007 et la polémique stérile sur le blocage de l’IEP Parce que jeudi aux Invalides la « fracture sociale » chère à notre Président était en démonstration publique et gratuite, Il est important de commencer à réfléchir sur les défis que notre génération devra relever !
VENEZ NOMBREUX-SES DEBATTRE AVEC DES SOCIOLOGUES ACCESSIBLES ET ENGAGES
MERCREDI 29 MARS EN AMPHI. BOUTMY a 15H
Par Comité de mobilisation contre le CPE - Sciences-Po - Publié dans : Actualité
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Lundi 27 mars 2006
Le Contrat Première Embauche a été créé pour lutter contre le chômage.

Mais il convient de distinguer les deux types de chômage, ainsi que le fait Bénassy : le chômage classique et le chômage keynesien.
Chômage classique et chômage keynesien résultent tous les deux d'un excès d'offre sur le marché du travail, c'est à dire d'une surabondance d'offreurs de travail (les chômeurs) par rapport aux demandeurs de travail (les entreprises).
Si celà est une évidence, le chômage classique et le chômage keynésien se distinguent en ce que le chômage classique résulte d'un excès de demande sur le marché des biens alors que le chômage keynesien résulte d'un excès d'offre.

Détaillons un peu les implications de chacun de ces deux chômages :
  • le chômage classique est un chômage qui est créé en situation de forte demande aux entreprises, demande à laquelle elles ne peuvent répondre. Dans un marché de concurrence pure et parfaite, ce chômage ne serait que temporaire : s'il y a une forte demande, alors les entreprises embauchent pour y répondre, et elles peuvent embaucher car cette forte demande garantit des profits plus importants, qui pourront servir à rémunérer l'emploi créé.
    Si le chômage persiste, c'est qu'il y a trop d'entraves sur le marché du travail : salaire minimum qui fausse le marché, rigidités juridiques autour du contrat de travail, etc.
    C'est ainsi vers une flexibilisation accrue du marché du travail, en le dérégulant, que doit s'opérer l'action de l'Etat.  
  • le chômage keynésien est créé dans une situation d'excès d'offre. Les entreprises n'arrivent pas à écouler leur production parce que la demande qui leur est adressée est trop faible, donc elles n'embauchent pas (voire elles licencient, puisqu'elles n'ont plus besoin de produire autant).
    Si le chômage keynésien persiste, c'est à cause de l'insuffisance de la demande.
    C'est donc cette demande qu'il faut soutenir, par différentes mesures favorisant la consommation, comme l'intervention de l'Etat en tant que consommateur (via une politique de grands travaux par exemple), comme la baisse du taux d'intérêt qui favorise l'emprunt, et donc la consommation, etc...

Toute la question est de savoir si aujourd'hui, en France, on se trouve dans une situation de chômage classique ou de chômage keynésien.

Une situation de chômage classique serait une situation où les entreprises abondent de débouchés mais où elles sont prises à la gorge par les régulations du marché (salaire minimum, impôts aux sociétés, rigidités des legislations) et ne peuvent ainsi pas embaucher.
Or, en 2005, les entreprises du Cac 40 ont réalisé des profits records de plus de 80 milliards d'euros, eux mêmes supérieurs de 27% aux profits réalisés par ces entreprises en 2004. Le taux de marge moyen des entreprises, c'est à dire le rapport entre les profits purs et la valeur ajoutée, en 2005 devrait dépasser les 35%, là encore, un record. Enfin, il faut noter que les entreprises sont à une utilisation de 85% en moyenne de leurs capacités de production, ce qui montre là encore qu'elles ont une marge de progression pour répondre à une éventuelle demande, si demande il y avait.

Car en effet, du côté de la demande, on est là aussi loin de la situation de chômage classique, qui suppose une forte demande à laquelle les entreprises ne peuvent pas répondre.
La consommation des ménages en 2004 n'est que de 2%, alors que l'endettement de ces ménages, est passé de 54.3% du revenu disponible en 2002 à 60.3% en 2004. On peut en conclure que la consommation est donc très faible dans un tel contexte d'endettement généralisé. Ajouté à celà la parité dollar/euro défavorable au commerce extérieur français, et on comprend bien qu'aujourd'hui, c'est bien la demande qu'il faut stimuler.
Aussi s'il apparaît que nous sommes dans une situation de chomâge keynésien, le CPE, qui a pour but avoué la flexibilisation du marché du travail, est une mesure qui répond à un chômage plutôt de type classique


A court terme, le CPE va pouvoir créer des emplois, par un effet d'aubaine, mais ce nombre ne dépassera pas  les 70 000 créations d'emplois nettes.
En revanche, à long terme, outre le recul impressionant d'un point de vue du droit du salarié, le CPE en facilitant le licenciement, risque d'accentuer les fluctuations cycliques de l'économie : tant que la conjoncture sera bonne, pas de problème. Mais au moindre coup de mou de l'économie, il faudra s'attendre à des licenciements massifs, qui risquent de faire entrer la France dans un cercle vicieux : moins d'emploi = moins de consommation = moins d'emploi, etc...


En définitive donc, le CPE apparaît être une mesure économiquement inadapté à la situation économique française, et qui risque même d'aggraver certains dysfonctionnements. Et à ce volet purement économique viennent s'ajouter des aspects juridiques, politiques et humains contre lesquels il également légitime de se révolter.
Par Comité de mobilisation contre le CPE - Sciences-Po - Publié dans : Sur le fond...
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Lundi 27 mars 2006
Superbe variante de la Bohème CPEisée par Alexandre , étudiant en 2ème année.
Merci !!

Je vous parle d'un temps
Que les moins de vingt ans
Ne peuvent pas connaitre
L'contrat en ce temps là
Ca ne ressemblait pas
Au CPE, ce traitre
Et si l'code du travail
Sauvegardé vaille que vaille
Doit être réformé
L'CPE c'est honteux
C'est la précarité
Qu'en penseraient nos aïeux?

Des précaires, des précaires,
C'est c'que vous voulez faire de nous
Des précaires, des précaires,
On en veut pas, d'votre corde au cou.

Dans des cafés voisins,
Il y en a quelques-uns
Qui croient qu'c'est une solution
Mais la vraie vérité
Si on veut la r'garder
Faut vraiment pas être blond
Licencier sans motif
C'est un gros coup d'canif
Un grand r'tour en arrière
Ce qu'il faut demander
Un immédiat retrait
Et c'est si simple à faire.

Des précaires, des précaires,
C'est pas comme ca qu'on crée d'l'emploi
Des précaires, des précaires,
Et c'est indigne de subir ça.

La morale de l'histoire
Si on veut bien la voir
Elle est pas cornélienne
Les jeunes on veut aut'chose
L'espoir d'une vie plus rose
Pas ce contrat de hyène
En plus, d'où que l'on vienne
De Barbès, du seizième
C'est juste, tout simplement
Qu'on n'veut plus accepter
De s'faire ainsi traiter
Comme variable d'ajustement.

Etre précaire, être précaire,
On le veut pas, un point c'est tout
Des précaires, des précaires
On résistera jusqu'au bout.
Par Comité de mobilisation contre le CPE - Sciences-Po - Publié dans : Actualité
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Lundi 27 mars 2006
"Je ne suis pas révolutionnaire. Je ne cherche pas le blocage des cours. Je n'appartiens à aucun parti politique.
Je suis simplement une élève de Sciences Po qui estime qu'un Institut d'Etudes Politiques se doit de prendre part à la polémique qui agite actuellement la France. Non pas parce que j'aurais la prétention de penser que la voix des étudiants de Sciences Po serait supérieure à celle des étudiants des autres universités, mais parce qu'être étudiant à Sciences Po c'est avant tout s'intéresser aux débats et se forger des opinions politiques.
Et si comme la plupart d'entre vous je m'oppose fermement au CPE, j'ai choisi aujourd'hui de prendre part à mon premier grand mouvement politique en m'impliquant activement dans le comité de mobilisation contre le CPE, au lieu de rester passivement et confortablement extérieure à ce débat comme nous pourrions tous être tentés de le faire.
Si nous sommes pour la plupart d'entre-nous issus de milieux privilégiés, s'il est vrai que nous arriverons sur le marché du travail avec un diplôme reconnu, il serait faux de penser que nous, étudiants de Sciences Po, sommes à l'abris de la précarité que le CPE instaure sur le marché du travail.
Et quand bien même nous ne serions pas directement touchés, il me semble important de manifester nos opinions politiques et notre soutien aux jeunes qui seraient les premiers concernés. Face à l'intransigeance dont fait preuve ce gouvernement, mon engagement n'en est que plus fort."
Par Comité de mobilisation contre le CPE - Sciences-Po - Publié dans : Pourquoi je suis contre ?
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Dimanche 26 mars 2006
Le Comité de mobilisation a émis lundi 20 mars un communiqué de presse sur l'Assemblée générale et indiqué l'occupation de l'amphi Boutmy le soir. Certains journaux, d'abord le journal gratuit Métro, ont diffusé une information fausse, prétendant que l'IEP était occupé "y compris la nuit".
Nous déplorons cette interprétation du communiqué qui était pourtant on ne peut plus clair, comme vous pouvez le vérifier ci-dessous.



Communiqué de Presse
Par le Comité de Mobilisation des Etudiants de Sciences Po Paris contre le CPE

Occupation de Sciences Po Paris, ce soir.

Trois assemblées Générales des Etudiants de Sciences Po Paris se sont tenues les 15, 17 et 20 Mars 2006. Au cours de ces assemblées, il a été décidé d’une occupation des locaux du 27 rue Saint-Guillaume dans la nuit du lundi 20 Mars au Mardi 21. Cette occupation se déroulera à partir de 19h ce soir et sera ouverte aux medias.

Par ailleurs, l’AG de cette après-midi a voté à une large majorité la solidarité des étudiants de Sciences Po avec la mobilisation lycéenne, étudiante et syndicale de ces dernières semaines.

L’appel à la grève des étudiants a également été voté, la banalisation des journées de mobilisation étant encore en négociation avec l’administration.

Enfin, un referendum ouvert à tous les étudiants de Sciences Po sur le campus de Paris sera organisé en fin de semaine ou en début de semaine prochaine sur trois questions :

Etes vous favorable au CPE ?
Etes-vous favorable au blocage total de Sciences Po comme mode de contestation au CPE ?
Etes-vous favorable à la suspension des cours les jours de mobilisation nationale pour permettre la tenue de conférences-débats autour de la question du CPE ?


La prochaine AG se tiendra mercredi 22 Mars.
Par Comité de mobilisation contre le CPE - Sciences-Po - Publié dans : Presse
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- des étudiants mobilisés contre le CPE, sans étiquette politique ni syndicale

- des étudiants motivés qui pensent que Sciences Po se doit de prendre part au débat qui touche aujourd'hui toute la société française.

Le comité de mobilisation est ouvert à chacun d'entre vous souhaitant s'engager contre le CPE ! (Envoyez nous un mail à sciences-pocontrelecpe@hotmail.fr ou rejoignez nous à la fin des AG)

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