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 Pourquoi se mobiliser?

- parce qu'on est à Sciences Po et quoi qu'en disent certains, on n'est pas seulement là pour étudier mais surtout pour s'engager sur les questions politiques et de société. Arrêtons d'être les étudiants les plus apolitisés de France !!

- parce que quand bien même on sera diplomé de Sciences Po, la galère pour trouver un contrat solide attend la majorité d'entre nous à la sortie (cf la multiplication des stages pour les anciens)

- parce que même si on peut se sentir moins menacé que les jeunes les moins qualifiés, la solidarité et la responsabilité de chacun est de lutter contre une loi scandaleuse, économiquement non fondée, qui sous des faux semblants n'instaurera chez les jeunes en galère que plus de précarité et abolit toute égalité dans les rapports au sein de l'entreprise.

Images aléatoires

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Mardi 21 mars 2006
L'occupation de Sciences-Po de nuit par plus d'une centaine d'étudiants est relayée par les grands médias dès lundi soir : France 3, LCI et France info ont répercuté l'information.
Dans l'amphi Boutmy, l'ambiance était festive, studieuse (préparation de la journée de manifestation de jeudi) et laissait une large place au débat.

Sur le net :
- France3
- samizdad.net
- Actualité Yahoo

Mardi 21 mars, le journal gratuit Métro, fait de la mobilisation à Sciences-Po la "preuve [...] que la mobilisation prend de l'ampleur" en quatrième page de couverture.

De même, Libération rapporte l'occupation des locaux dans son article : "Des jeunes de plus en plus AG" et met Sciences-Po en une de sa rubrique Politique.

Ce midi, la mobilisation de Sciences-Po a fait le titre principal de l'édition du journal de la mi-journée de France 3 Ile de France Centre, le "12-13". Une séquence de plus de 3 minutes sur l'occupation de cette nuit et la mobilisation a été diffusée. La vidéo du journal est ici (séquence à 3min 20sec du début, après le sujet sur la candidature de Bernard Debré à Paris).

France-Inter a également diffusé un long reportage dans son journal de la mi-journée. Pour l'écouter, cliquez ici.

Merci à Eve qui nous rapporte que Le Parisien évoque également, avec une légère approximation, le vote hier de la "grève avec occupation des locaux".
Par Comité de mobilisation contre le CPE - Sciences-Po - Publié dans : Presse
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Lundi 20 mars 2006
Sur l’air du Chant des partisans

Ami, entends-tu les jeunes qui, dans la rue, se révoltent
Ami, entends-tu, et leurs cris, et leurs peines qu’on néglige
Demain, il n’y aura plus d’avenir, plus de choix, de souvenirs
Demain, pour lutter, il faudra et te taire et pleurer

Ami, qu’attends-tu, lève-toi, et résiste, et puis marche
Ami, un contrat vaut la peine qu’on s’exprime, qu’on s’oppose
Et dire que certains nous reprochent d’en faire trop, de se battre
Mais c’est de ton avenir qu’il s’agit, et c’est pas rien, qu’on se le dise

Ami, entends-tu les jeunes qui, dans la rue, se révoltent
Ami, que vois-tu ? Un ministre trop sûr de lui pour les entendre
Demain, plus d’espoir d’un monde que tu rêvais, qu’on construise
Demain, pour lutter, il faudra et te taire et pleurer

Ami, alors viens, rejoins ceux qui choisissent de parler
Ami, qu’attends-tu pour défendre des idées immortelles
Demain, si tu veux, tu retrouveras une vie humaine, convenable
Demain, si tu veux, ton avenir ne sera pas ce qu’ils veulent

Merci Laurianne !! Et si on organisait un concours de chansons ou de slogans ? Envoyez vos propositions à sciences-pocontrelecpe@hotmail.fr
Par Comité de mobilisation contre le CPE - Sciences-Po - Publié dans : Tracts
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Lundi 20 mars 2006

L'Assemblée Générale de cette après-midi a voté à une large majorité la solidarité des étudiants de Sciences Po avec la mobilisation lycéenne, étudiante et syndicale de ces dernières semaines. L’appel à la grève des étudiants a également été voté, la banalisation des journées de mobilisation étant en négociation avec l’administration.

Enfin, le référendum qui s'effectuera à bulletins secrets portera sur les choix suivants :
"êtes-vous favorables au CPE?" ;
"êtes-vous favorables au blocage total de Sciences-Po comme mode de contestation au CPE?" ; "êtes-vous favorables à la suspension des cours lors des journées de mobilisation nationale pour permettre la tenue de conférences-débats autour du CPE?"
.

La prochaine Assemblée Générale se tiendra mercredi 22 Mars.

Quelques photos dans la galerie ci-contre.
Ci-dessous, à la tribune les compteurs choisis dans les rangs des pro et anti-cpe s'assurent des décomptes des voix, et par là même du caractère démocratique du vote.
Par Comité de mobilisation contre le CPE - Sciences-Po - Publié dans : Assemblées générales
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Dimanche 19 mars 2006
Le gouvernement a largement fait la promotion du CPE en le prétendant inspiré du modèle de flexicurité danois qui permit à ce pays de réduire de plus de la moitié son taux de chômage entre 1993 et 2003, de 12% à 5,5 %. Cet argument repose sur la fameuse flexibilité du marché du travail qui serait la clé du modèle danois et donc le défaut français. En introduisant cette composante de flexibilité dans le marché du travail français, le CPE serait donc l'arme ultime contre le chômage, reproduisant un modèle éprouvé à l'étranger dont la réussite serait quasiment garantie.

Economiquement, socialement, juridiquement, cet argument ne tient pas la route. Revenons point par point sur le miracle danois et le modèle qu'on a construit à partir de lui : la flexicurité.
Ce modèle associe un faible niveau de protection des travailleurs contre les licenciements à des indemnités de chômage élevées et une politique du marché du travail reposant sur l'obligation et le droit des chômeurs à la formation. La sécurité de garder un emploi est ainsi remplacée par la sécurité de trouver un emploi.
Or, le gouvernement n'a absolument pas copié ce modèle, il a plutôt soigneusement évité d'en conserver les points décisifs.

Point numéro 1 : faible niveau de protection des travailleurs contre les licenciements.
En apparence, le CPE rend plus facile le licenciement pour les employeurs : ces derniers n'ont plus à motiver le licenciement par une "cause réelle et sérieuse". Mais, la loi étant incroyablement imprécise sur ce point, les employeurs s'exposent en réalité à une très forte insécurité juridique.
D'abord, le CPE ne remet pas en cause la protection d'un certain nombre de catégories professionnelles par l'article 422.12 du Code du travail ni la protection contre les discriminations énoncées dans l'article 122.45 du même code.
Mais surtout, les affaires portées devant le tribunal des Prud'hommes vont donner lieu à de nombreux recours.
D'une part sur l'absence de motivation du licenciement, qui est contraire à l'article 24 de la Charte sociale européenne :
"en vue d'assurer l'exercice effectif du droit à la protection en cas de licenciement, les parties s'engagent à reconnaître le droit des travailleurs à ne pas être licenciés sans motif valable lié à leur aptitude ou conduite, ou fondé sur des nécessités de fonctionnement de l'entreprise" et de la Convention n° 158 de l'OIT :
"un travailleur ne devra pas être licencié sans qu'il existe un motif valable de licenciement ",
d'autre part sur la longueur de la période d'essai, limitée par cette même Convention à "une durée raisonnable".
La levée de cette insécurité juridique va prendre du temps : sur le CNE, le Conseil des Prud'hommes de Longjumeau a condamné le 20 février dernier un employeur qui s'était servi d'un CNE pour employer un contrôleur technique automobile pour remplacer des salariés en vacances. Depuis ce premier jugement, le CNE occasionne plusieurs recours aux prud'hommes par semaine.

Contrairement à ce qu'il paraît, le CPE n'est pas une aubaine pour flexibiliser le marché du travail. Mal encadré, mal défini, il ajoute en réalité beaucoup de confusion aux droits et devoirs des employeurs.

Point numéro 2 : indemnités de chômage élevées.
La comparaison qui suit montre de façon évidente que le CPE n'apporte aucune amélioration sur ce point.
En cas de licenciement sous CDD, le salarié touche la totalité du salaire brut qu'il aurait du toucher jusqu'à la fin du CDD + l'indemnité de congés payés + une indemnité de précarité : 10% du salaire brut total de la période en CDD + les ASSEDICs s'il a travaillé plus de 6 mois durant les 22 derniers mois.
S'il était en CDI, le salarié touche l'indemnité de congés payés + l'indemnité de licenciement  càd 10% du salaire brut mensuel par année d'ancienneté s'il a entre 2 et 10 ans d'ancienneté ou 6,66% s'il a plus de 10 ans d'ancienneté, cette somme étant doublée en cas de licenciement économique + les ASSEDICs s'il a travaillé plus de 6 mois durant les 22 derniers mois.
Le CPE ne prévoit qu'une allocation forfaitaire de 460 EUR, à condition d'avoir travaillé plus de 4 mois dans l'entreprise + une allocation de 8% du salaire brut perçu au moment de la rupture du contrat, c'est à dire moins que les 10% du CDD ou du CDI. De plus, le CPE n'ouvre pas droit aux ASSEDICs à moins d'avoir travaillé plus de 6 mois en CDD avant.

Cette comparaison se passe de commentaire : le gouvernement sacrifie entièrement l'indemnisation chômage et, par là même, installe employeurs et employés dans un rapport de force du plus mauvais effet sur les conditions et la qualité du travail.

Point numéro 3 : la politique de formation.
20 heures de droit à la formation par an au maximum sont prévues par le CPE. On rit jaune !!!
Comment espérer se former à un nouveau métier, passer d'un emploi à un autre, améliorer le niveau de qualification des jeunes avec 20 heures de formation ?
Aucun encadrement étatique n'est prévu, pas plus que participation d'organismes publics à cette formation.

En réalité, ce qui apparaît à travers cet examen point par point des ressorts de la flexicurité danoise et de leur comparaison au CPE, c'est l'absence totale d'engagement de l'Etat dans une politique qui viserait à "lutter contre la pauvreté et [à] favoriser la création d'emploi" (définition du modèle nordique selon André Sapir dans son rapport "Globalisation and the Reform
of European Social Models, an agenda for a growing Europe
" pour le conseil ECOFIN du 9 septembre 2005 ). Le CPE n'est qu'une mesure bancale, un mensonge économique et social vite dit pour n'être pas trop contesté. Il ne résiste pas à une étude méthodique.
Le rapport Kok de novembre 2003 pour l'Union européenne intitulé "L'emploi, l'emploi, l'emploi : créer plus d'emploi en Europe" recommandait des réformes du marché et du contrat de travail. Mais il recommandait  de valoriser dans le cadre ces réformes :
  • la capacité à garder un emploi
  • la capacité à progresser dans le cadre de son travail,
  • la capacité à bénéficier d'un salaire décent,
  • des conditions de travail satisfaisantes,
  • l'accès à la formation continue,
  • un bon niveau de protection contre les licenciements abusifs.
Sauf à accuser l'UE d'être mue par des aspirations marxistes, on ne poura donc que déduire de ces quelques exemples la solitude du gouvernement dans sa politique de précarisation des jeunes.

La question n'est donc pas d'être pour la flexibilité, pour la réforme ou de s'opposer à toute évolution du travail en France. La question est d'être pour ou contre un contrat qui ne suit aucune des recommandations économiques, même de l'Union Européenne, brade toute protection des salariés et place la relation de travail dans une confusion jamais connue.
Face à cette question, il n'y a qu'une réponse : la mobilisation contre ce projet
.
Par Comité de mobilisation contre le CPE - Sciences-Po - Publié dans : Sur le fond...
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Samedi 18 mars 2006
Forte mobilisation de nouveau samedi 18 mars : plus d'une centaine d'étudiants de Sciences-po ont chanté, crié, dansé leur refus du CPE et de la politique de précarisation de la jeunesse du gouvernement.

Photos dans la galerie ci-contre.
Par Comité de mobilisation contre le CPE - Sciences-Po - Publié dans : Manifestations
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